Apnée du sommeil : symptômes, diagnostic et prise en charge

L'apnée du sommeil concernerait près d'un milliard de personnes dans le monde1, mais seuls 20 % d'entre elles sont diagnostiquées2. Cette pathologie respiratoire chronique se caractérise par des pauses respiratoires nocturnes répétées qui altèrent la qualité du sommeil et augmentent le risque de complications cardiovasculaires. Depuis plus de quarante ans, les équipes d'Air Liquide Healthcare accompagnent à domicile les personnes vivant avec une apnée du sommeil et traitées par pression positive continue (PPC). Cette page fait le point sur les symptômes, les examens diagnostiques, les traitements disponibles et le parcours de prise en charge - du repérage des signes au plan d’accompagnement personnalisé au quotidien.

  • L'apnée du sommeil (SAHOS / SAOS) est une pathologie respiratoire chronique caractérisée par des pauses respiratoires de plus de 10 secondes survenant au moins 5 à 10 fois par heure pendant le sommeil.
  • Les principaux symptômes sont les ronflements, la somnolence diurne, les céphalées matinales, les troubles de la concentration et la fatigue chronique.
  • Le diagnostic repose sur la polysomnographie ou la polygraphie ventilatoire, et la sévérité de l’apnée du sommeil est évaluée par l'indice d'apnée-hypopnée (IAH).
  • Le traitement de référence est la pression positive continue (PPC) complétée de mesures hygiéno-diététiques. Une orthèse d'avancée mandibulaire (OAM) ou, dans certains cas, une chirurgie peuvent être proposées selon la condition médicale du patient.
  • Non traitée, l'apnée du sommeil augmente le risque de maladies cardiovasculaires, d'accidents vasculaires cérébraux, de diabète de type 2, d’insomnie et d'accidents de la circulation liés à la somnolence.

Qu'est-ce que l'apnée du sommeil ?

Définition médicale du SAHOS

Le syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), plus couramment appelé apnée du sommeil, est un trouble respiratoire sévère survenant pendant le repos nocturne. Physiologiquement, cette pathologie se caractérise par des fermetures répétées partielles (hypopnées) ou totales (apnées) des voies aériennes supérieures au niveau du pharynx. Une apnée est diagnostiquée lorsque l'interruption de la respiration dure au minimum 10 secondes et que ce phénomène se reproduit plus de 5 à 10 fois par heure de sommeil. Ces obstructions entraînent une baisse transitoire du taux d'oxygène dans le sang (désaturation) et obligent le cerveau à déclencher des micro-réveils réflexes pour rouvrir le pharynx et restaurer la respiration. Le dormeur n'a généralement pas conscience de ces micro réveils, mais la qualité de son sommeil est profondément altérée.

  • 10 secondes au minimum d'interruption de la respiration

  • 5 à 10 fois par heure de sommeil

Apnée obstructive, centrale et mixte : trois formes distinctes

Il existe trois types d'apnées du sommeil, qui se distinguent par leur mécanisme physiologique

  • L'apnée obstructive du sommeil (SAOS) est la forme la plus courante, représentant environ 90 % des cas3. Elle est purement mécanique et se traduit par un relâchement des muscles pharyngés et un collapsus des voies aériennes.
  • Plus rare, l'apnée centrale du sommeil trouve son origine dans le système nerveux central. Le cerveau omet d'envoyer un signal de contraction aux muscles respiratoires. Cette forme n'est pas liée à une obstruction physique, mais résulte souvent de maladies sous-jacentes comme une insuffisance cardiaque ou des séquelles d'accident vasculaire cérébral.
  • Enfin, l'apnée mixte est une combinaison des deux mécanismes. Typiquement, l'épisode commence par une absence d'effort respiratoire (apnée centrale), suivie d'une obstruction mécanique lorsque le patient tente de reprendre sa respiration (apnée obstructive).

Quels sont les symptômes de l'apnée du sommeil ?

Symptômes nocturnes

Les signes de la maladie sont très souvent remarqués par l’entourage de la personne vivant avec une apnée du sommeil pendant ses phases de repos. Le symptôme le plus fréquent est un fort ronflement et des pauses respiratoires angoissantes, soudainement rompues par une reprise inspiratoire bruyante. Le patient peut ressentir ces micro réveils, se réveiller en sursaut avec une sensation d'étouffement ou de suffocation. Ce sommeil très agité s'accompagne fréquemment de sueurs nocturnes et de mouvements brusques. Enfin, la nycturie, c'est-à-dire le besoin d'uriner plusieurs fois par nuit, est aussi un symptôme nocturne caractéristique de ce syndrome respiratoire.

Symptômes diurnes et conséquences au quotidien

Les conséquences diurnes du SAHOS découlent directement de la privation d’un sommeil réparateur et de la fragmentation des nuits. Dès le réveil, le patient éprouve une sensation de fatigue chronique persistante et se plaint souvent de céphalées matinales (maux de tête) accompagnées d'une bouche sèche. Au fil de la journée, une somnolence excessive s'installe, menant parfois à des endormissements involontaires, irrépressibles donc dangereux. Ces troubles impactent fortement leur vie au quotidien : troubles de la concentration et de la mémoire, diminution des performances cognitives, ainsi qu'une irritabilité et des épisodes dépressifs. La vie intime peut également être bousculée avec une baisse de la libido et des troubles de l'érection sont rapportés par de nombreux patients.

Spécificités chez la femme

L’apnée du sommeil est encore fréquemment sous-diagnostiquée chez la femme4. Ses symptômes sont plus subtils (hypopnées, insomnie, épuisement, signes de déprime) comparés aux ronflements bruyants et apnées franches plus typiques chez l’homme. La prévalence du SAOS devient comparable à celle des hommes après la ménopause5.

Causes et facteurs de risque de l'apnée du sommeil

Facteurs anatomiques et morphologiques Surpoids, obésité et autres paramètres sur lesquels il est possible d'agir Facteurs non modifiables : âge, sexe, antécédents

Certaines dispositions anatomiques ORL ou maxillo-faciales prédisposent à l'obstruction des voies aériennes. Des voies nasales étroites, une grosse langue, un palais plat ou un menton rétrognathisme peuvent avoir pour conséquence de réduire le passage de l'air dans le larynx.

Dormir sur le dos aggrave aussi l'obstruction par affaissement mécanique de la langue. Chez l'enfant, l'hypertrophie des amygdales ou des végétations est souvent la cause anatomique principale du syndrome d'apnée du sommeil.

Le surpoids et l'obésité représentent le facteur de risque réversible le plus important. Environ 70 % des patients diagnostiqués sont en situation de surpoids6.

La consommation d’alcool le soir, le tabagisme et les médicaments sédatifs aggravent également le collapsus pharyngé.

Le tonus des muscles de la trachée diminuant avec le vieillissement, l’âge est un paramètre décisif. Après 65 ans, 30 % des personnes sont concernées par les apnées du sommeil7.

Le sexe masculin est également un terrain favorable, les hommes étant deux fois plus exposés que les femmes avant la ménopause8.

Une prédisposition génétique familiale et certains antécédents de maladies (comme le diabète de type 2 ou l'hypothyroïdie) sont aussi corrélés au risque d'apparition du SAHOS.

Comment se passe le diagnostic de l'apnée du sommeil ?

Quand consulter et qui voir ?

Face à une fatigue inexpliquée, des ronflements signalés par votre partenaire ou une somnolence diurne anormale, il est important de consulter. Un premier rendez-vous avec votre médecin traitant permettra de faire le point sur vos symptômes, calculer votre Indice de Masse Corporelle (IMC) et préciser le diagnostic à l’aide de questionnaires de dépistage comme l'échelle d'Epworth. Dans le cas où la probabilité d’un diagnostic de l’apnée du sommeil est forte, le médecin orientera le patient vers un centre du sommeil ou un professionnel de santé spécialisé sur le sommeil, un pneumologue ou encore un cardiologue pour approfondir les examens de diagnostic.

Polysomnographie et polygraphie

La confirmation du diagnostic de l'apnée du sommeil nécessite de mesurer l'activité nocturne, c'est-à-dire d’enregistrer les apnées et hypopnées par polysomnographie et polygraphie.

  • L'examen polygraphique ventilatoire peut être réalisé à domicile. Des capteurs enregistrent les mouvements thoraciques respiratoires, le débit d'air nasal, les ronflements et la saturation en oxygène dans le sang (oxymétrie).
  • La polysomnographie se déroule généralement en centre du sommeil ou à l'hôpital. Elle complète le dispositif de polygraphique avec des électrodes (EEG, EMG) permettant d’analyser l'activité cérébrale et musculaire, d’identifier chaque stade du sommeil et détecter tous les micro réveils.

Comprendre la sévérité : l'indice d'apnée-hypopnée (IAH)

Une fois ces examens réalisés, l’indice d'apnée-hypopnée (IAH) peut être calculé. Il correspond au nombre d'arrêts respiratoires (apnées) et de fermetures partielles des voies supérieures (hypopnées) par heure. Ainsi, cet indice détermine la sévérité de la pathologie.

  • Légère Entre 5 et 15

    événements par heure

  • Modérée entre 16 et 30

    événements par heure

  • Sévère > 30

    événements par heure

Au-delà de 30 apnées et hypopnées par heure, le syndrome est diagnostiqué comme sévère, nécessitant une prise en charge.

Quels traitements pour l'apnée du sommeil ?

La pression positive continue (PPC), traitement de référence

Dès lors que l'apnée est sévère ou modérée avec comorbidités, la thérapie de premier choix est la ventilation mécanique par pression positive continue. Cette prise en charge est soumise à une prescription médicale. Le dispositif médical de PPC délivre de l'air ambiant sous pression via un tuyau souple relié à un masque. Ce dispositif permet ainsi de maintenir les voies respiratoires ouvertes grâce à l’air pulsé. Les obstructions sont amenées à disparaître, le taux d'oxygène se normalise, et le patient retrouve un sommeil continu et réparateur. Les bénéfices du traitement reposent sur une bonne observance : le dispositif PPC doit effectivement être utilisé au moins 4 heures par nuit9.

Pour faciliter l’observance au traitement par PPC, la compréhension de la thérapie par le patient et son partenaire, le confort du masque (nasal ou facial), le réglage de la pression, la possibilité de mettre en place un télésuivi et d’avoir la visibilité sur l’analyse de ces données sont autant de facteurs qui seront pris en compte par le prestataire de santé à domicile à l’initiation du traitement.

L'orthèse d'avancée mandibulaire (OAM) et autres alternatives

Pour les apnées légères à modérées, ou en cas d'intolérance à la PPC, le médecin peut prescrire une orthèse d'avancée mandibulaire (OAM). C’est une sorte d’appareil dentaire, qui peut être réalisé sur mesure, dont le rôle est de pousser la mâchoire inférieure et la langue vers l'avant, facilitant ainsi l’ouverture du pharynx pendant le sommeil. De façon exceptionnelle pour les cas où l’apnée du sommeil est d'origine anatomique (amygdales très volumineuses, maxillaire reculé), une chirurgie de la sphère ORL peut être envisagée quand les autres approches ont échoué.

Mesures hygiéno-diététiques et perte de poids

En complément du dispositif médical, la prise en compte de l'hygiène de vie est encouragée. Une perte de poids de 10 à 15 %, peut diminuer l'indice d'apnées et dans certains cas, guérir de la pathologie dans sa forme légère. Il est fortement recommandé de réduire la consommation de tabac et d'alcool, le soir en particulier. Adopter des horaires réguliers de repos, pratiquer une activité physique et apprendre à dormir sur le côté (thérapie positionnelle) sont aussi de précieux conseils.

Apnée du sommeil non traitée : conséquences et risques

Risques cardiovasculaires et métaboliques

Un SAHOS non traité augmente le risque cardiovasculaire d’un facteur 1,829,10. Les désaturations chroniques en oxygène et les efforts respiratoires répétés fatiguent le muscle cardiaque. Ce stress physiologique favorise l'apparition ou l'aggravation d'une hypertension artérielle chronique. Les risques de troubles du rythme, de maladie coronarienne, d'infarctus du myocarde et d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont majorés. Au-delà des impacts liés au cœur, le manque chronique de repos perturbe le métabolisme cellulaire avec une forte prévalence du syndrome métabolique et du diabète de type 2 chez les apnéiques.

Somnolence au volant et risque d'accident

Les micro-réveils nocturnes engendrent une dette de sommeil. Une nuit de sommeil perturbé ralentit le temps de réaction et réduit le champ de vision périphérique. Les capacités d'anticipation sont aussi très diminuées. 30 % des accidents mortels de la route sont imputables à la somnolence au volant11, et le risque d’accident est jusqu’à 7 fois plus élevé chez les patients SAOS non traités11.

Vivre avec l'apnée du sommeil : impact sur le quotidien et l'entourage

Apnée du sommeil et vie de couple

L'apnée du sommeil non traitée représente un défi majeur pour l'harmonie du couple, impactant significativement la santé physique et mentale du partenaire. Les pauses respiratoires nocturnes provoquent une anxiété constante chez le conjoint qui, en surveillant la respiration de l'autre, augmente son propre risque d'insomnie, de fatigue et de somnolence diurne. Ce trouble détériore la dynamique relationnelle, installant irritabilité, frustration, tensions et le sentiment pour le conjoint d'être "un aidant plus qu’un conjoint". La ventilation par Pression Positive Continue (PPC), a démontré des effets bénéfiques sur la qualité du sommeil du patient mais également du partenaire.

Limitant la ronchopathie (ronflements majeurs) et les étouffements nocturnes, la PPC doit être acceptée à la fois par le patient et son conjoint. Des études ont montré que l’attitude du conjoint influence l’observance au traitement de la personne apnéique12. Son soutien positif et collaboratif (encouragements, aide pour le masque) facilite l’adoption et l'utilisation du dispositif médical par PPC. Une communication décomplexée sur le dispositif médical, la recherche de solutions communes face aux freins potentiels (bruit, irritations cutanées) sont donc encouragées pour intégrer le dispositif dans le quotidien du couple et en tirer les meilleurs résultats de santé.

Quand insomnie et apnée du sommeil sont associées (COMISA)

La COMISA est la co-occurrence de l'insomnie chronique et de l'apnée du sommeil (SAOS). Ce double trouble, qui affecte 30 à 50 % des patients apnéiques13, est souvent sous-diagnostiqué et ces pathologies s'aggravent mutuellement, avec de graves conséquences sur la santé. Diagnostic précoce et approche combinée sont les facteurs de succès d'une bonne prise en charge. En effet, le traitement de l’insomnie chronique permet d’améliorer l’observance au traitement par PPC. Cette prise en charge holistique, associant la ventilation PPC14 à une thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie (TCC-I) améliore le repos, la santé mentale et la qualité de vie des patients.

La prise en charge à domicile de l'apnée du sommeil par Air Liquide Healthcare

Le rôle du prestataire de santé à domicile

Une fois l'ordonnance médicale établie, la bonne adhésion au traitement repose notamment sur la qualité de l'accompagnement proposé par le prestataire de santé à domicile (PSAD) . Le technicien respiratoire ou l’infirmier se déplace chez le patient pour expliquer le fonctionnement du matériel, son entretien, choisir avec le patient le masque le plus adapté et répondre à toutes les questions. Il assure la sécurité, l'hygiène et la maintenance du dispositif médical. Le rôle du PSAD est d’accompagner le malade tout au long de sa thérapie, recueillant et analysant les données d'observance afin d’alerter le médecin spécialiste pour réajuster le traitement si nécessaire ou simplement transmettre ces informations pour partager le suivi du traitement et les résultats de santé.

L'accompagnement personnalisé de Air Liquide Healthcare, "Sleep apnea 360"

Notre objectif est que les 2 millions de personnes vivant avec une apnée du sommeil que nous accompagnons dans environ 30 pays dans le monde suivent leur thérapie à domicile. Nos entités spécialisées dans la santé à domicile, VitalAire étant notre marque mondiale, déploient un programme d’accompagnement en ce sens : obtenir les meilleurs résultats de santé, tout en simplifiant le travail des professionnels de santé et au meilleur coût pour la société. Le programme Sleep apnea 360 permet d’adapter spécifiquement l’initiation du traitement et son accompagnement sur la durée, au profil de chaque patient, en ajustant de manière réactive et proactive la fréquence des interactions, le contenu des informations partagées et les canaux de communication utilisés. Tous ces éléments s’ajustent selon le profil du patient, son niveau d’observance et de motivation, au fil du temps. Ainsi, nos efforts ne sont pas mis sur les moyens, mais sur les résultats de santé qui comptent pour les patients et sur notre collaboration avec les professionnels de santé.

Sleep apnea 360 repose sur trois piliers :

Une solution digitale, combinant une application patient destinée à favoriser leur implication, ainsi qu’une plateforme facilitant les échanges avec les médecins, sont mises à disposition avec pour objectif d’améliorer la qualité de vie des patients. Une bonne observance au traitement par PPC réduit les co morbidités16, contribuant à la fois à libérer du temps pour les professionnels de santé et à la viabilité des systèmes de santé.

Questions fréquentes sur l'apnée du sommeil

Quelle est l'espérance de vie avec une apnée du sommeil ?

Correctement traitée, l'apnée du sommeil n'a pas d'impact significatif sur l'espérance de vie. En revanche, non traitée, elle augmente le risque de complications cardiovasculaires (hypertension, accident vasculaire cérébral, troubles du rythme cardiaque) et métaboliques. C'est pourquoi un diagnostic précoce et une prise en charge (par pression positive continue ou par orthèse d'avancée mandibulaire) sont essentiels.

Comment savoir si on fait de l'apnée du sommeil ?

Ronflements bruyants, pauses respiratoires constatées par le partenaire, fatigue intense au réveil, somnolence en journée, maux de tête matinaux, troubles de la concentration sont des signes à prendre en compte. L'échelle de somnolence d'Epworth permet une auto-évaluation rapide. En cas de questions, consultez votre médecin traitant, qui vous orientera si besoin vers un pneumologue ou un médecin du sommeil.

Combien de temps dure une apnée du sommeil ?

Une apnée correspond à une pause respiratoire d'au moins 10 secondes pendant le sommeil. Ces pauses peuvent durer 30 secondes, dans les formes les plus sévères. Elles se répètent une dizaine de fois par heure, voire des centaines de fois par nuit, sans que la personne en ait conscience.

L'apnée du sommeil se guérit-elle ?

L'apnée du sommeil est une pathologie chronique qui ne se guérit pas spontanément, mais qui peut être très efficacement contrôlée par un traitement adapté. En cas d’apnée légère liée au surpoids, une perte de poids peut réduire voire faire disparaître les apnées. Pour les formes modérées à sévères, la pression positive continue (PPC) reste le traitement de référence.

Qui consulter en cas de suspicion d'apnée du sommeil ?

La première étape est la consultation de votre médecin traitant, qui évalue les symptômes et oriente vers un spécialiste si nécessaire : pneumologue, médecin du sommeil ou ORL. Le diagnostic est confirmé par un examen du sommeil (polysomnographie ou polygraphie ventilatoire) prescrit par le spécialiste, qui prescrit un traitement adapté.

Quelle est la différence entre PPC et CPAP ?

PPC (pression positive continue) et CPAP (Continuous Positive Airway Pressure) désignent exactement le même traitement. PPC est le terme français, CPAP la dénomination anglaise utilisée à l'international. Le principe : un dispositif médical envoie de l'air sous pression dans les voies respiratoires via un masque, ce qui empêche leur collapse pendant le sommeil.

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